dimanche 25 septembre 2011

Bishorn par Tracuit

La météo estivale de ce début d'automne 2011, m'a offert l'occasion de faire un rapide aller-retour jusqu'au sommet du Bishorn (4156 m).

Au départ de Zinal, il d'abord "se taper" la longue et harassante montée qui conduit à la vieille et insalubre cabane de Tracuit (CAS 3256 m).
La première partie de cette "bavante" (jusqu'au Roc de la Vache) est particulièrement insipide! Ce n'est que dans la seconde portion du parcours que les grands 4000 de la couronne impériale se dévoilent enfin (Weisshorn, Besso, Gd Cornier, Dent  Blanche, ZinalRothorn..)




 La vieille cabane devrait être remplacée par une nouvelle construction (plus écologique, plus confortable) pour la saison estivale 2013. voir ici:


Comme pour chaque course en altitude, c'est à la lueur de la lampe frontale qu'il faut chercher le meilleur passage sur la partie médiane du glacier. Depuis quelques années, le bouleversement climatique associé à certains hivers pauvres en neige ont transformé cette partie du parcours en un gymkhana assez dangereux.


La partie finale de l'ascension (assez raide mais très peu crevassée) permet de découvrir toute la beauté des grands 4000 valaisans!
La descente ne pose aucun problème, si ce n'est d'avoir à refaire un gymkhana assez long entre les crevasses avant de regagner Tracuit. Le reste (le retour à Zinal) n'est plus qu'une affaire de "bonnes jambes" (4156 m jusqu'à 1675 m, ça fait quand même 2481 m de dénivellation négative).

jeudi 15 septembre 2011

Bisses de Niwärch et Gorperi

Ces deux bisses (petits canaux d'irrigation) outre le fait qu'ils alimentent en eau glacière les villages d'Ausserberg et d'Eggerberg, ont cette particularité unique d'avoir été bâtis directement dans le flanc de la montagne.
Leur parcours ne présente aucune difficulté technique, si ce n'est celle de ne pas avoir le vertige!

Les 500 premiers mètres du Niwärch (parcours aérien avec un risque important de chutes de rochers) peuvent être éviter en passant par une galerie creusée dans la montagne (la lampe frontale est obligatoire dans ce cas).


D'une longueur de 14 km, le Niwärch a été construit au XIVe siècle. Durant l'été 1914, un énorme éboulement le détruisit en grande partie. L'armée fut alors chargée de le remettre en état, d'où les nombreuses nouvelles galeries que l'on voit ici et là.



La boucle depuis Ausserberg se fait généralement en 5 heures de temps dans un paysage de toute beauté (ce versant est tellement aride que l'on pourrait se croire dans les montagnes corses).

*L'ouvrage "Vallées suisses inconnues" aux éditions Silva (Zürich) permet d'en apprendre beaucoup plus sur cette superbe région.

mercredi 14 septembre 2011

Niwärch Gorperi

Niwärch, Gorperi, Ausserberg, Baltschiedertal... sous ces noms ce cache une des vallées inconnues du Haut-Valais.

Pour accéder à cette vallée oubliée, il faut d'abord rejoindre Rarogne, puis le village perché d'Ausserberg sur le versant ensoleillé de la vallée du Rhône.

Et, ici, tout est encore authentique: les vieux chalets de bois avec leur impressionnante toiture en lauzes, les éleveurs de la fameuse race de moutons à "nez noirs" du Haut-Valais, les "tèches" de bois sec rangées à l'équerre!

Bref, c'est une superbe vallée d'altitude où les habitants du lieu n'ont pas perdu leurs racines montagnardes.

Bien que je sois sensible à tout cela, avant tout ce qui m'attire ici, c'est qu'Ausserberg est le point de départ des fameux bisses du Nirwärch et du Gorperi!

Imaginez un bisse vieux de 600 ans qui permet d'amener directement l'eau des glaciers par un parcours spectaculaire dans le rocher jusqu'au bas de la vallée pour l'irrigation! De quoi en prendre plein les yeux avec quelques bonnes montées d'adrénaline en traversant plusieurs passages vertigineux!

lundi 29 août 2011

Mont Fourchon

L'hiver, au départ de l'Hospice du Gd-St-Bernard, c'est "la" destination de tous ceux qui veulent prendre un grand bol d'air sur le versant italien du col. L'été, par contre, l'affluence y est bien moindre ce qui fait qu'il est facile de rejoindre le sommet (2902 m) en ne croisant que quelques randonneurs ici ou là.

 Depuis l'Hospice, la perspective est trompeuse: en effet, le Pain de Sucre  semble être bien plus haut que le Fourchon, alors qu'ils culminent tous les deux à la même altitude.



Ce qui rend le Fourchon attirant en toutes saisons, c'est que durant l'intégralité de l'ascension le panorama s'ouvre sur une foule de sommets différents. Ici, les Monts Telliers et la Tsavre.

 Là, le massif des Combins et le Mont Vélan.

Plus loin, le massif valdôtain du Grand-Paradis (on distingue très bien la face nord du Ciarforon).

Côté suisse, le Dolent et la Tour Noire.


Puis, le Grand Golliat et ses fameux couloirs. Le petit glacier des Angroniettes, victime du bouleversement climatique à beaucoup diminué, car il n'en reste pas grand chose.








Et, cerise sur le gâteau: l'Envers du Mont-Blanc avec le Mont-Blanc de Courmayeur et les Jorasses (col des Hirondelles et arête des Hirondelles).

lundi 15 août 2011

Lac d'Arpy, col et pointe de la Croix (della Croce) 2478 m

Grâce à une composition extraordinaire de différentes ambiances alpestres, cette rando valdôtaine peu exigeante permet de partir à la découverte de panoramas éblouissants sur la partie italienne du massif du Mont-Blanc.


Au fur et à mesure de l'ascension, le regard porte au loin sur le Mont-Blanc de Courmayeur, puis sur l'enfilade de sommets qui s'étirent de la Dent du Géant jusqu'à l'arête des Hirondelles (Grandes Jorasses).








lundi 8 août 2011

En passant par les Calanques

En passant par les Calanques, il y a déjà quelque temps de cela, j'ai eu la chance de pouvoir assister à un exercice de secours en falaise  réalisé par les hommes de la Sécurité Civile (le nouvel hélico d'intervention EC 145 n'était pas encore de la partie).
Durant ces quelques dizaines de minutes d'intervention, j'ai pu admirer le professionnalisme des hommes en rouges et l'impressionnante dextérité des pilotes de l'hélico! Jugez plutôt...



lundi 18 juillet 2011

Fenêtre d'en Haut (Gd-St-Bernard)

Hiver, été... Quel contraste! Et, c'est surtout vrai pour la vénérable Maison (l'Hospice du Gd-St-Bernard) qui a perdu, sûrement à cause d'un flot incessant de voitures et de motos pétaradantes, toute sa quiétude et la sérénité de son isolement hivernal.

Comme toujours lorsque la route entre la Suisse et l'Italie est ouverte, je choisis de ne pas m'attarder sur le col, mais bien plutôt de prendre mes jambes à mon coup pour filer dans le vallon des Bosses et monter jusqu'à la Fenêtre d'en Haut (2724 m).

 Sitôt l'alpage de la Montagna Baus dépassé, la randonnée se déroule dans un monde presque totalement minéral. Quel changement entre l'hiver et l'été: le Pain de Sucre et le Fourchon qui présentent de beaux névés me paraissent fades presque atones.

En fait, c'est la rando de tous les contrastes car, contrairement à l'hiver où cet parcours est sur-fréquenté, l'été il n'y a presque personne! En effet, les randonneurs préfèrent passer sur les lacs de Fenêtre par la Fenêtre de Ferret grâce à un itinéraire un peu moins casse pattes.