dimanche 3 avril 2011

Avalanche de Bourg-St-Pierre: beaucoup de questions, peu de réponses...

Après le dramatique accident qui a coûté la vie à 5 randonneurs dans la coulée de neige qui s'est produite au-dessus de Bourg-St-Pierre dans le val d'Entremont (Gd-St-Bernard) en Suisse, de nombreuses questions restent en suspens?

Bien qu'en montagne le risque zéro n'existe pas, je me demande: 
-Pourquoi ces montagnards expérimentés ont-ils décidés de monter en direction de la Croix des Tsousses avec un degré de danger d'avalanche de niveau 3 (l'échelle du danger d'avalanche compte 5 degrés et ce secteur n'a pas une bonne réputation)?

-Pourquoi se sont-ils élancés vers ce sommet par cet itinéraire (pentes exposées au nord) et qui traverse un couloir d'avalanche facilement identifiable sur la carte CNS?

-Pourquoi les participants à cette randonnée étaient-ils groupées (en plus au niveau d'un couloir) lors de l'avalanche?

-Pourquoi les distances de sécurité n'étaient elles pas respectées? 
-Pourquoi sont-ils partis si tard du parking de Bourg-St-Pierre (l'alarme a été déclenchée à 12H36)?

Erreur ou fatalité? Comme c'est souvent le cas en montagne, ils sont trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment et c'est toujours regrettable.

Photo: avalanche dans la combe des Morts (Pâques 2007) au Gd-St-Bernard.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Fatalité ou succession de mauvaises décisions? le bilan est très lourd!
Les randonneurs qui connaissent bien cette région du Gd St Bernard et de la vallée de l'Entremont savent que le secteur du Valsorey ne se traverse que par très bonnes conditions nivo-météo.
Rappi

camox a dit…

Une dernière question, celle qui me vient à l'esprit à l'heure où j'écris ces lignes:
Est ce qu'un groupe mixte skieurs et raquetteurs peut augmenter le facteur danger?
Par expérience, je peux dire que non et cela surtout durant l'ascension. Pour la descente, c'est différent, car les trajectoires à skis ne sont évidemment pas les mêmes qu'en raquettes.
Camox