mardi 22 février 2011

Test raquettes GV Polar Trail Easton

Bien que cette saison la neige ne soit pas vraiment au rendez-vous, j'ai quand même pu tester ces raquettes sur 8 sorties (Chablais, Valais, Val d'Aoste) entre 1700 m et 3000 m (le plus haut sommet atteint,  le Fourchon sur le versant italien du Gd-St-Bernard, cela avec de bonnes conditions neigeuses).

N'étant pas fana des raquettes métalliques (ce serait même plutôt le contraire), j'ai quand même été bluffé par les performances des Polar Easton, d'abord au niveau de leur légèreté, mais aussi au niveau de leur accroche frontale et de la facilité de la glisse à la descente (très ludiques).


 Sur ces raquettes, le système de fixation se fait par l'intermédiaire d'un "double cliquet" (sur l'avant de la chaussure) et par une sangle en matière caoutchoutée sur l'arrière de la chaussure (solide, mais pas très pratique).

Contrairement aux modèles composites (plastiques) qui possèdent barres d'accroches profilées et crampons, les GV Polar Trail Easton sont équipées d'une griffe frontale (largement dimensionnée avec 8 dents profilées) et d'un crampons arrière possédant 6 dents profilées. Ces parties métalliques sont traitées "anti-bottage".

La cale de montée est fixée directement sur le tamis souple par l'intermédiaire de trois vis cruciformes avec écrous inox qui maintiennent également le crampons arrière. La position de la cale de montée est ajustable en fonction de la longueur de la chaussure (mais, ce réglage n'est pas des plus facile).

Qualité de fabrication: 5/5
Poids des raquettes: 5/5  (2,2 Kg la paire!)
Portance ou flottaison en neige poudreuse: 5/5
Déjaugeage (se dégager de la poudreuse à chaque pas): 3/5
Tenue du pied, rigidité et stabilité: 2/5
Accroche (frontale): 5/5+
Accroche latérale (dévers): 2/5
Facilité de progression sur pente relevée: 4/5
Réglage des fixations: 3/5
Confort de la marche: 4/5

Au final, les GV Polar (pour des raquettes métalliques) possèdent des bonnes qualités alpines. Avec ces raquettes, seuls les passages engagés (dévers prononcés) seront à éviter, à cause du manque de calage de la partie avant de la chaussure et du manque de calage de la partie arrière de la chaussure (la tenue du pied gagnerait à être améliorer). A signaler aussi, que ces raquettes sont vendues sans housse de transport.


jeudi 27 janvier 2011

Test raquettes TSL 226 Rando

Pour évaluer ce modèle de raquettes (les 226 Rando), j'ai effectué cinq sorties sur le Chablais et le Pays du Mont-Blanc durant le mois de Janvier.
Petite remarque: le manque de neige fraîche du moment, m'a obligé à monter en altitude afin de pouvoir trouver des conditions neigeuses dignes de ce nom!
La 226 Rando reprend une grande partie des éléments qui ont fait le succès de l'ancien modèle 225:

-la plaque articulée avec son système de réglage pour la taille des chaussures.
-la cale de montée métallique.
-les six crampons positionnés sous le tamis.
-la griffe avant à trois dents.
-les fixations (avant et arrière) à sangles.
-l'amortisseur de bruit sous la plaque articulée.


C'est donc au niveau du dessin du tamis que se trouve la nouveauté. 



Qualité de fabrication: 5/5
Poids des raquettes: 4/5
Portance ou flottaison en neige poudreuse: 4/5
Déjaugeage (se dégager de la poudreuse à chaque pas): 3,5/5
Tenue du pied, rigidité et stabilité: 3/5
Accroche (frontale): 3/5
Accroche latérale (dévers): 2/5
Facilité de progression sur pente relevée: 3/5
Réglage des fixations: 3/5
Confort de la marche: 4/5

Sur le terrain et cela dès les premiers pas, on constate immédiatement que la 226 Rando est destinée à la balade.
C'est un excellent modèle pour débuter en raquettes que je conseille à tous les randonneurs qui désirent découvrir les joies de cette activité. 
Les fixations à sangles disponibles sur cette raquette ne permettent pas de maintenir un bonne tenue du pied dans les passages en dévers. C'est un modèle idéal pour aller se balader sur des terrains au relief peu accidenté.



lundi 3 janvier 2011

Test raquettes TSL 418 & 438 Access

TSL a frappé un grand coup avec le lancement des modèles 418 et 438 Access, et il est difficile de faire la comparaison avec d'autres raquettes tant le potentiel de ces deux modèles est grand.

14 sorties (dont la dernière le 2 janvier) ont été effectuées dans les Alpes (Hte-Savoie, Valais, Val d'Aoste) entre 1300 et 2700 m d'altitude. Les conditions de neige étaient variables: neige glacée, croûtée, soufflée, poudreuse mais aussi de la neige de redoux!
Sur ces deux modèles, le réglage des fixations se fait par l'intermédiaire d'un système à crémaillère facile à utiliser. Attention toutefois à bien repérer la taille qui correspond à votre chaussure (marquage de 1 à 11)!


  
La fixation de la raquette se fait par un système à cliquet (talonnière) qui vient se positionner au niveau du "coup de pied". Sur l'avant de la chaussure, un système de sangles (servant au pré-réglage) + une boucle, permettent d'ajuster de manière précise la chaussure à la fixation. Même  avec une météo capricieuse (-15°C, les doigts sont un peu endormis par le froid ) et après plusieurs heures passées dans la neige, je n'ai eu aucun problème pour retirer ou remettre les raquettes.
 










Ce système (associé aux crampons et au dessin du tamis en taille de guêpe) offre un très bon compromis entre la tenue du pied, la rigidité et l'accroche. Dans les portions en dévers (ascendant ou descendant), les raquettes sont restées bien en ligne, et cela même en faisant exprès de les  pousser à la faute (comme par exemple en déséquilibrant le pied sur l'aval de la pente).

La cale de montée est facile à positionner (haute ou basse) et cela, sans avoir à trop forcer au niveau du levier.






L'accroche se fait comme toujours sur les modèles composites par l'intermédiaire du dessin des profils  (barres d'accroche) sous le tamis de la raquette (ici, un design plus ou moins en U inversé) qui est associé à des crampons:
-6 crampons interchangeables fixés sur le tamis + 2 crampons interchangeables fixés sur l'arrière de la fixation de la raquette.
-4 griffes latérales (2 au niveau de la partie mobile de la fixation et 2 sur l'arrière du tamis). 
-1 griffe frontale à deux dents.

Ces deux modèles disposent du système Cale up & Down breveté par TSL qui permet plus de confort lors de la descente. Pour ma part, je n'ai pas utilisé cette fonction, car je préfère "sentir" plus de glisse lors de la descente!

A noter: la 418 et la 438 sont identiques: il n'y a que leurs dimensions (plus grande longueur pour la 438) qui changent. 

Qualité de fabrication: 5/5
Poids des raquettes: 5/5
Portance ou flottaison en neige poudreuse: 4/5
Déjaugeage (se dégager de la poudreuse à chaque pas): 4/5
Tenue du pied, rigidité et stabilité: 5/5+
Accroche (frontale) 5/5 +
Accroche latérale (dévers) 5/5 +
Facilité de progression sur pente relevée: 5/5+
Réglage des fixations: 5/5
Confort de la marche: 5/5

Au final, je n'ai pas bouder mon plaisir en testant ces deux modèles. Ces raquettes très performantes permettent (pour peu que l'on soit un randonneur "alpin" expérimenté) d'évoluer sur le terrain avec un réel gain au niveau de la sécurité (accroche, rigidité, stabilité). Le confort au niveau de la marche, permet également de se lancer sur des randos où la longueur du parcours et la dénivelée peuvent être importants.

 

samedi 18 décembre 2010

Test Salewa Vertex 15

Le Vertex 15 est un sac destiné au freeride, mais il est aussi parfaitement adapté pour la rando (skis ou raquettes) sur la demi-journée, car avec 15 litres de volume, on est vite limité au niveau du matériel à emporter.

 Bien que limité au niveau de sa contenance, ce petit sac (half day pack) possède tous les accessoires que l'on retrouve sur les sacs de grand volume. Agréable à porter (le dos et la ceinture ventrale thermoformées y sont pour quelque chose), le sac épouse parfaitement le dos en suivant naturellement les mouvements du corps.
Salewa Vertex 15 (en nylon 210 D + renforts Ripstop et enduction PU
Volume 15 L
Poids 760 gr

Dos: en mousse HYDROFUGE Airstream
Ventrale: thermoformée amovible (double réglage latéral) et aérée
Bretelles: préformées et matelassées avec une sangle de poitrine + une sortie pipette (pour poche à eau)
Compartiments internes: 1 grand compartiment + 1 poche zippée
Poches externes: 1 grande poche frontale destinée au matériel de sécurité (pelle, sonde) + 1 poche frontale aérée pour le rangement des peaux.
Accessoires: 1 porte skis (fixation en diagonale) + 1 porte manche de pelle à neige (fixation latérale) + 1 porte piolet (fixation frontale)
Tarif: 129 CHF

La qualité de fabrication est à la hauteur de la marque Salewa, c'est à dire d'une excellente qualité!

Confort des bretelles: 4/5
Confort du dos: 5/5
Efficacité du portage: 2,5/5 (avec 15 L, il est difficile de charger le sac)
Qualité de fabrication: 5/5
Robustesse: 4/5






dimanche 21 novembre 2010

La neige arrive, mais pas n'importe où!

Ce mois de novembre 2010 ne finira pas de m'étonner!
Malgré quelques épisodes neigeux ici et là, la neige n'est tombée en abondance que sur la crête sud des Alpes.
La crête sud des Alpes? Et bien, cela donne une bonne couche de neige dans la région du Gd-St-Bernard, mais plus exactement sur la partie italienne du col.
Effectivement, les chalets de By et de l'Arp du Bois en direction du col Serena sont déjà bien plâtrés.
La fin de cette dernière semaine a vu également la région du col du Simplon recevoir une appréciable quantité de neige. C'est dire si l'hiver arrive, mais comme souvent, d'une manière inégale dans les Alpes.

 

lundi 8 novembre 2010

Envers du Mont-Blanc, petit escapade d'automne dans le Val Vény

En ce début novembre, avec l'été indien qui s'éternise à n'en plus finir, j'ai pris la décision de partir randonner au pied de l'Envers du Mont-Blanc et plus précisément dans ce Val Vény que j'aime tant.

Petit problème: à cette période de l'année, la petite route qui permet de rejoindre le minuscule parking de la Visaille et fermée. Il faut donc partir depuis la sortie de Courmayeur et marcher pendant environ deux heures et demi pour atteindre le site du lac de Miage.

 Les mélèzes en feu et le ciel d'un bleu intense nous accompagnent durant notre périple. Cependant, quelle surprise: les sommets de l'Envers du Mont-Blanc sont "secs" de neige!
Le contraste est aussi très fort lorsque l'on fait la comparaison avec la partie chamoniarde du Mont-Blanc car, le Val Vény n'est pas urbanisé: ni hôtels, ni commerces, ni remontées mécaniques (le téléphérique Monzino a été entièrement démonté) et contrairement à la partie nord du massif, on peut vagabonder dans ce superbe vallon sans croiser un seul véhicule. Bref, c'est le visage du massif du Mont-Blanc tel qu'il pouvait être encore il y a 150 ou 200 ans!

mercredi 20 octobre 2010

Chaussures Keen Targhee II mid, le test!

Après une saison et demi d'utilisation sur le terrain (d'avril à fin octobre, soit près de dix mois d'utilisation), j'ai eu tout le temps nécessaire pour passer au banc d'essai cette paire de chaussure de rando. Une  partie des randos présentées dans ce blog ont été effectuées avec ces chaussures.


 Ni tige haute, ni tige basse, c'est plutôt (comme son nom l'indique) une chaussure de tige "moyenne" en cuir+synthétique dotée d'une semelle cramponnée en caoutchouc. Elle se caractérise par une membrane Keen Dry et la paire pèse 900 gr.

A l'usage, j'ai apprécié:

La membrane Keen Dry qui permet vraiment de conserver les pieds au sec, même après avoir marché tôt le matin avec la rosée.
Les lacets d'une résistance à toute épreuve: je n'ai pas eu à les remplacer, et ils sont toujours en bon état.
La bonne qualité du cuir utilisé: j'ai la mauvaise habitude de ne jamais cirer mes chaussures, et malgré cela, le cuir des chaussures reste en bon état.
Le confort du pied, qui sans valoir celui d'une chaussure tige haute, permet de crapahuter sur des terrains variés (herbeux, caillouteux, rocheux...).
Le prix attractif de cette paire de chaussures (< 130 Euros).


Je n'ai pas apprécié:

La chaussure ne dispose pas d'une semelle Vibram, et cela s'en ressent dans les traversées en dévers quand le maintien de l'équilibre du pied est plus que nécessaire (manque de rigidité).
L'usure de la semelle qui est assez rapide, avec la coupure de crampons sur les bords externes de la chaussure (manque d'accroche).
Dans les zones d'impacts externes (sur l'avant de la chaussure), le renfort en matière synthétique peut se décoller.




 En bref, c'est une chaussure que je recommande pour la moyenne montagne, mais non en utilisation semi-intensive ou intensive.