mercredi 8 juin 2011

Le lac Cornu et les lacs Noirs (Aiguilles Rouges)

Cette canicule printanière est une véritable aubaine pour celles et ceux qui aiment randonner en altitude. L'objectif du lac Cornu et des lacs Noirs au départ de Chamonix permet de monter vers les escarpements rocheux des Aiguilles Rouges pour rejoindre tout d'abord le lac Cornu puis les lacs Noirs où se reflète la lumière magique des sommets enneigés du Mont-Blanc.

On peut rejoindre le point de départ effectif de la randonnée grâce à la télécabine de Planpraz (Chamonix), puis de ce point monter progressivement (facile) jusqu'au col du lac Cornu (2414m) en bénéficiant d'un superbe panorama sur le massif du Mont-Blanc.


Du col, il faudra descendre en contre-bas de l'itinéraire des lacs Noirs, si l'on veut atteindre le lac Cornu.

 La suite de la randonnée se déroule sur un terrain plus accidenté: une traversée ascendante sous l'Aiguille Pourrie permet l'accès au col de la Glière (2461 m), puis d'atteindre le magnifique site des lacs Noirs.

 
On peut lire (ici) mon reportage sur les lacs alpins autour de Chamonix publié dans la revue Les Alpes du Club Alpin Suisse en 2009.

jeudi 2 juin 2011

La Suisse et ses grands barrages alpins

Avec la crise énergétique qui pointe le bout de son nez, la Suisse devrait augmenter à moyen terme ses capacités de production hydroélectriques afin de pouvoir, si possible compenser l'abandon du nucléaire.

Bien que la construction de nouveaux grands barrages alpins soit difficile à envisager, le pays devrait s'orienter vers l'aménagement et la rénovation des barrages existants (gains de productivité) et la mise en place de d'installations dites de "microhydrolique".




Rappel: La Suisse est le pays qui compte la plus importante densité de barrages au monde. Le pays possède le plus haut barrage du monde (la Grande Dixence avec 285 m de hauteur).





lundi 18 avril 2011

Hiver 2010-2011, déficit de neige

Que dire de l'hiver 2010-2011? Pas grand chose, si ce n'est que les précipitations neigeuses n'ont été que fort peu nombreuses dans la durée.

Pourtant, l'hiver avait bien commencé: début décembre 2010, le Chablais et les régions voisines étaient submergées par une neige de bonne qualité qui a permis à toutes les stations de skis de pouvoir travailler pour les fêtes de fin d'années.

Mais, c'est après que les choses sont devenues plus compliquées!

 Dès la mi-janvier 2011, une longue période de beau temps (sèche et froide) s'est installée sur une grande partie des Alpes. Seul la crête sud des Alpes (val d'Aoste) voyait alors la neige tomber en grande quantité.

On peut consulter les données de météo suisse (www.meteosuisse.ch), les chroniques explicites de la station de Prayon dans le val Ferret (www.lespius.com/StationMeteo/meteo.htm) ainsi que celles de l'Hospice du Gd-St-Bernard (www.gsbernard.net) pour mesurer à quel point l'hiver dernier a connu un très net recul au niveau des précipitations neigeuses!



  

dimanche 3 avril 2011

Avalanche de Bourg-St-Pierre: beaucoup de questions, peu de réponses...

Après le dramatique accident qui a coûté la vie à 5 randonneurs dans la coulée de neige qui s'est produite au-dessus de Bourg-St-Pierre dans le val d'Entremont (Gd-St-Bernard) en Suisse, de nombreuses questions restent en suspens?

Bien qu'en montagne le risque zéro n'existe pas, je me demande: 
-Pourquoi ces montagnards expérimentés ont-ils décidés de monter en direction de la Croix des Tsousses avec un degré de danger d'avalanche de niveau 3 (l'échelle du danger d'avalanche compte 5 degrés et ce secteur n'a pas une bonne réputation)?

-Pourquoi se sont-ils élancés vers ce sommet par cet itinéraire (pentes exposées au nord) et qui traverse un couloir d'avalanche facilement identifiable sur la carte CNS?

-Pourquoi les participants à cette randonnée étaient-ils groupées (en plus au niveau d'un couloir) lors de l'avalanche?

-Pourquoi les distances de sécurité n'étaient elles pas respectées? 
-Pourquoi sont-ils partis si tard du parking de Bourg-St-Pierre (l'alarme a été déclenchée à 12H36)?

Erreur ou fatalité? Comme c'est souvent le cas en montagne, ils sont trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment et c'est toujours regrettable.

Photo: avalanche dans la combe des Morts (Pâques 2007) au Gd-St-Bernard.

dimanche 20 mars 2011

Parc national des Calanques... C'est pour juin 2011!

Depuis le temps qu'on l'attendait, le Parc national des Calanques verra enfin le jour en juin prochain après 12 années d'une longue, très longue attente.


 Ce Parc national (le 10e Parc national de France) devrait afficher une superficie totale (terrestre + maritime) de près de 60 000 hectares sur un territoire qui s'étale depuis Marseille en passant par Cassis jusqu'à La Ciotat (ce qui englobe le Cap Canaille et le Bec de l'Aigle).


Ce nouveau Parc national devrait pouvoir préserver ainsi ce véritable paradis pour la randonnée, l'escalade et la plongée sous-marine, car la proximité de Marseille et la renommée internationale des Calanques font que la pression sur cette région unique en son genre demeure très (trop) importante. 


 La meilleure période pour crapahuter entre Cassis et Marseille, ou entre Cassis et La Ciotat, reste sans nul doute les mois de septembre et octobre: la température reste agréable et la foule de la saison estivale n'est plus qu'un mauvais souvenir.

lundi 7 mars 2011

Val d'Anniviers, le Plat du Toûno (Bella Vouarda)

Partir en randonnée dans le Val d'Anniviers, c'est aller marcher au coeur même de la couronne impériale. 
Il y a bien sûr toutes les randos au départ de Zinal qui se déroulent dans la partie supérieure de la vallée (voir ici). Mais, la partie médiane de la vallée n'est pas en reste, car elle réserve de belles surprises.

Au départ du mythique hôtel Weisshorn (lire "le repaire du loup" de l'auteur de BD Jacques Martin), on peut rejoindre facilement l'entrée du Plat du Toûno pour monter jusqu'à la Bella Vouarda (c'est long, surtout en aller/retour, mais quel spectacle).

 Durant l'ascension de ce haut plateau d'altitude superbement vallonné, le regard ne cesse d'aller d'un "grand" 4000 à un autre. Et cela, dans la sérénité la plus absolue, car sur le Plat du Toûno, il est rare de croiser du monde!

 C'est "la rando" à faire au moins une fois dans la saison hivernale, en choisissant (dans la mesure du possible), de la coupler (si vous disposez de deux jours) avec les grottes du glacier de Zinal.

 On pourra trouver toutes les infos concernant ces deux randos, dans mon topo (publié aux éditions du Club Alpin Suisse) "Courses en raquettes Bas-Valais: de Monthey jusqu'à Zinal".


mardi 22 février 2011

Test raquettes GV Polar Trail Easton

Bien que cette saison la neige ne soit pas vraiment au rendez-vous, j'ai quand même pu tester ces raquettes sur 8 sorties (Chablais, Valais, Val d'Aoste) entre 1700 m et 3000 m (le plus haut sommet atteint,  le Fourchon sur le versant italien du Gd-St-Bernard, cela avec de bonnes conditions neigeuses).

N'étant pas fana des raquettes métalliques (ce serait même plutôt le contraire), j'ai quand même été bluffé par les performances des Polar Easton, d'abord au niveau de leur légèreté, mais aussi au niveau de leur accroche frontale et de la facilité de la glisse à la descente (très ludiques).


 Sur ces raquettes, le système de fixation se fait par l'intermédiaire d'un "double cliquet" (sur l'avant de la chaussure) et par une sangle en matière caoutchoutée sur l'arrière de la chaussure (solide, mais pas très pratique).

Contrairement aux modèles composites (plastiques) qui possèdent barres d'accroches profilées et crampons, les GV Polar Trail Easton sont équipées d'une griffe frontale (largement dimensionnée avec 8 dents profilées) et d'un crampons arrière possédant 6 dents profilées. Ces parties métalliques sont traitées "anti-bottage".

La cale de montée est fixée directement sur le tamis souple par l'intermédiaire de trois vis cruciformes avec écrous inox qui maintiennent également le crampons arrière. La position de la cale de montée est ajustable en fonction de la longueur de la chaussure (mais, ce réglage n'est pas des plus facile).

Qualité de fabrication: 5/5
Poids des raquettes: 5/5  (2,2 Kg la paire!)
Portance ou flottaison en neige poudreuse: 5/5
Déjaugeage (se dégager de la poudreuse à chaque pas): 3/5
Tenue du pied, rigidité et stabilité: 2/5
Accroche (frontale): 5/5+
Accroche latérale (dévers): 2/5
Facilité de progression sur pente relevée: 4/5
Réglage des fixations: 3/5
Confort de la marche: 4/5

Au final, les GV Polar (pour des raquettes métalliques) possèdent des bonnes qualités alpines. Avec ces raquettes, seuls les passages engagés (dévers prononcés) seront à éviter, à cause du manque de calage de la partie avant de la chaussure et du manque de calage de la partie arrière de la chaussure (la tenue du pied gagnerait à être améliorer). A signaler aussi, que ces raquettes sont vendues sans housse de transport.